Immo Prestige

2 mai 2026 · 5 min · Marc Lejeune

Rénover une maison de maître sans la trahir

Ce que l'on garde, ce que l'on ose, ce que l'on ne touche jamais : les règles que nous avons vues fonctionner sur quinze ans de ventes.

Une maison de maître pardonne beaucoup, sauf l'anachronisme. Les rénovations qui créent de la valeur sont celles qui distinguent trois registres : ce qui fait l'identité de la maison, ce qui relève du confort moderne, et ce qui n'est que mode.

Ce que l'on ne touche pas

Les proportions des pièces de réception, les enfilades, les cheminées, les escaliers, les hauteurs sous plafond. À chaque vente, ce sont ces éléments que les acquéreurs citent en premier — jamais la domotique.

Ce que l'on modernise franchement

Cuisines, salles de bains, chauffage, isolation des combles et menuiseries. Un DPE qui passe de F à D change l'assiette des acquéreurs finançables — c'est, de loin, le meilleur investissement au mètre carré.

La bonne rénovation se remarque à peine : on croit la maison simplement bien entretenue depuis cent ans.

Ce que cela change au prix

Sur nos ventes récentes, l'écart entre une maison de maître « dans son jus » et la même rénovée avec justesse atteint 25 à 35 % — bien au-delà du coût des travaux, quand ils sont menés dans cet esprit.

Signé

Marc Lejeune

Négociateur senior · Amiens